Cela paraît si facile, si évident. Ces quelques mots simples sont pourtant si difficiles à appréhender.

Une personne s’arrête sous un arbre et prend soin d’une jeune pousse lumineuse, loin du rythme rapide du quotidien

Que cela veut-il dire ? En ai-je vraiment besoin ? Comment commencer ? Par quoi ? Parle-t-on d’une action à mener, comme aller faire ses courses ? Prendre un cachet pour une douleur ?

J’imagine qu’il y a des exceptions — il y en a toujours — mais, je ne sais pas pour vous, personne ne m’a vraiment appris à prendre soin de moi. Évidemment, je ne fais aucun reproche : on ne peut pas transmettre quelque chose que l’on ne connaît pas soi-même, à moins de disposer d’une sagesse native.

J’ai plutôt le sentiment d’avoir appris à être réactif, à être courageux, à toujours aller de l’avant, à ne pas regarder en arrière, à me cacher, à porter le fardeau avec la mention « ne surtout pas le jeter », à lire et essayer de suivre le mode d’emploi de la vie tel qu’il est dans les mœurs familiales, entrepreneuriales et sociétales…

Ce qui est si difficile, c’est que je crois que beaucoup ne savent plus qu’ils ont besoin de prendre soin d’eux. On avance, on suit notre routine quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, annuelle, et parfois nous sommes « obligés », contraints et forcés de nous arrêter parce que le corps et/ou le mental disent stop !

Alors, nous faisons comme toujours : selon les besoins, un médicament, une crise de larmes, un mal de tête, quelques jours cloué au lit. Parfois, malheureusement, c’est bien plus grave. Avec, comme pensées immédiates, la culpabilité, l’agacement parce que l’on va prendre du retard sur notre routine, la peur du jugement, la peur de perdre quelque chose, son emploi, la peur de l’argent… Perdu au milieu de ce que l’on ne connaît pas, jusqu’à ce que la machine soit capable de reprendre le cours de sa vie.

Et puis il arrive que d’autres franchissent une autre étape et utilisent ce qu’ils pensent être des béquilles : en fumant, en consommant de l’alcool ou diverses drogues ; d’autres encore en modifiant leur rapport à la nourriture, pensant que cela les soutient alors que cela produit l’effet inverse et les enfonce un peu plus chaque jour.

Nous sommes tellement habitués à ce rythme « frénétique » que nous ne savons plus nous écouter, et le réflexe de vouloir nous rétablir vite pour reprendre le cours de notre vie est systématique.

J’ai créé Racinesolide début 2024. Je continue d’exercer ma profession de comptable en parallèle et j’ai été amené à changer plusieurs fois d’entreprise. Le constat est le même à chaque fois dans mes deux activités.

Le motif de l’impatience est inexact et insuffisant. C’est principalement parce que nous n’apprenons pas à nous écouter, à prendre comme points de repère notre corps, notre santé mentale, notre apaisement, notre légèreté, notre joie : notre baromètre personnel, avec toutes les variables immenses dont il dispose.

Je connais des personnes qui vivent dans un stress permanent. J’ai parfois le sentiment qu’elles ne se souviennent plus de la dernière fois où elles ont été détendues. Elles repèrent seulement le degré d’intensité de leur stress, et encore…

Il est difficile d’avoir des repères de « bien-être », car nous ne les avons pas appris. Nous sommes tous différents, avec un accès au bonheur qui nous est propre. Il n’y a pas réellement de mode d’emploi, car il y a autant d’indicateurs qu’il y a de personnes sur Terre.

Y a-t-il une solution ?

Faut-il attendre un coup de semonce brutal pour prendre conscience de soi, de sa santé et de son bien-être ?

Faudra-t-il attendre de faire entrer ce suivi dans nos mœurs pour endiguer ce constat ?

Ce qui est délicat, c’est qu’après ce coup de semonce, on se retrouve face à quelque chose que l’on ne connaît pas. On se sent perdu, sans repères. C’est pour cette raison que, bien souvent, nous ne souhaitons qu’une seule chose : retourner dans notre routine, dans ce que nous connaissons, pour ne plus avoir peur. Même si l’on sait au plus profond de nous-mêmes que c’est le mauvais chemin, que l’on se détruit à petit feu, que le feu en nous s’étouffe jusqu’à la prochaine rupture.

Depuis le Covid, beaucoup d’activités en lien avec le bien-être se sont créées et tendent à faire entrer ces nouveautés dans notre quotidien. Ce mouvement est en cours et il faudra certainement encore du temps pour qu’il soit pérenne, connu de tous et mis en pratique.

Un large panel d’activités et une multitude d’outils existent aujourd’hui pour vous aider et vous accompagner dans cette démarche.

J’insiste sur cet aspect, car il ne faut pas craindre de se tromper. Il faut essayer et s’appuyer sur les pratiques qui nous conviennent et les personnes qui nous correspondent. L’essentiel est là !

J’en ai conscience, pour le pratiquer : être patient, s’occuper de soi, apprendre à s’écouter et faire entrer de bonnes habitudes dans son quotidien demandent du temps et de l’abnégation, car il faut renverser des années de pratiques inversées. Il faut aussi comprendre qu’il n’y a jamais de fin. Un baromètre ne cessera jamais de mesurer la pression atmosphérique ; il en est de même pour le nôtre !

Mais c’est comme pour beaucoup d’activités : au début, cela demande des efforts, du courage… Puis, au fur et à mesure, cela devient un automatisme. On passe ensuite à une étape de précision dans les réglages de son bien-être, et cela finit par devenir une évidence, un chemin dont le retour en arrière est impossible et impensable !

À mes débuts, conscient de tout ce que j’ai expliqué, il me paraissait inadapté de proposer des séances à l’unité, car le mode « consommation » pour répondre à un besoin n’est pas la bonne solution et doit évoluer. Mais, avec le recul, je me dis que ce type de séance peut finalement être le point de départ de cette fameuse prise de conscience individuelle et enclencher une réaction en chaîne aboutissant au bien-être de la personne. Et là est peut-être l’Essentiel…

Et si prendre soin de soi commençait simplement par s’accorder ce premier pas ?

Cette idée résonne en vous ? Échangeons

Pour poursuivre ce chemin

Cette réflexion peut faire écho au besoin de ralentir, de retrouver des repères intérieurs et de s’accorder un premier espace d’écoute.