L’immensité peut donner le vertige.

La Voie lactée au-dessus d’une vaste vallée éclairée dans la nuit

Au bord de la mer ou de l’océan, sur une île, sur un navire sans autre horizon qu’une vaste étendue bleue, au pied ou au sommet d’une montagne, au milieu du désert, dans un avion perché entre les deux bleus, ou encore en observant les étoiles au télescope…

Je pense que nous avons tous vécu ce moment d’émotions intenses face à ces vastes espaces : l’adrénaline augmente notre rythme cardiaque, un nœud se forme au ventre, le souffle se coupe… Et là, dans ces moments précis, certains se sentent enfin libres quand d’autres se laissent submerger par la peur ou par des angoisses.

Un surfeur avançant au cœur d’une vague immense

L’origine de ces réactions peut être multiple ; l’ego peut en faire partie. Se retrouver face à cette immensité lui laisse une place si petite qu’elle lui fait penser qu’il n’est rien, ne sert à rien, et lui renvoie l’image de sa destruction, et donc de la mort. Alors, pour se protéger, il va enclencher des mécanismes divers et variés en fonction de chacun, de son vécu, de son histoire, de son éducation — comme pour beaucoup de sujets — jusqu’à ce qu’il se retrouve maître de son espace.

L’immensité ne se limite pas à une étendue spatiale. Elle est également rattachée à toute représentation intellectuelle que nous nous faisons d’un sujet. Notre réflexe peut alors être de réduire son implication et son étendue à un cloisonnement qui nous permette de nous sentir en sécurité à tout moment.

C’est pour cette raison que l’image de la clé est souvent employée dans le bien-être : elle symbolise l’ouverture d’une ou de plusieurs portes, le franchissement d’une étape permettant d’atteindre un objectif et nous offrant ainsi une forme de liberté.

Au moment de franchir le seuil, il arrive parfois que surgisse un sentiment étrange : la PEUR de cet inconnu et de son immensité, parfois si vaste, si forte, si puissante, qu’elle nous oblige à opérer un demi-tour pour retrouver nos repères initiaux et une forme de paix, de sécurité.

Y a-t-il des étapes à franchir pour réussir à atteindre ses objectifs ?

Doit-on se décloisonner petit à petit afin de s’habituer plus facilement à d’autres espaces ? Et donc franchir, pas à pas, les étapes vers ce que nous recherchons ?

C’est encore une fois le propre de chacun…

Un cavalier solitaire avançant au milieu de dunes immenses

Le plus important, c’est de s’accorder l’Amour que l’on mérite de se porter, de la patience, et de s’autoriser à revenir en arrière, en terrain connu. Car au retour, on comprend bien souvent l’immensité du chemin parcouru, et le deuxième voyage est bien plus rapide, et bien plus simple.

Y a-t-il réellement des portes à ouvrir ?
Ou faut-il simplement s’autoriser à apprivoiser l’immensité et ses vertiges ?

À mesure que vous vous affranchirez de ces cloisons, que vous prendrez l’habitude de vous mettre au défi et d’apprivoiser les terrains inconnus, vous accéderez plus sereinement, plus facilement, à votre liberté.

Le grain de sable est à la fois Grain et Dune,
La goutte, à la fois Eau et Océan,
L’arbre, à la fois Végétal et Forêt…
Et vous, Unique et partie du Tout !

Cette idée résonne en vous ? Échangeons

Pour poursuivre ce chemin

Cette réflexion peut faire écho à notre manière d’aborder les peurs, les limites intérieures et les terrains inconnus.