
C’est au compte-gouttes qu’elles viennent,
De toutes sortes, qui se déversent
Pluies du Nord, qui s’en souviennent,
Tu penses bien, les souvenirs se dispersent,
Autant qu’un ciel chargé après un long été,
Le sac des retenues se délivre au barrage,
Alimentent ivre maintenant cette énergie,
Et ruissellent comme un torrent sauvage,
Dépouillant l’armure, me laissant nu,
Cette œuvre peinte aux couleurs d’un vécu,
Maintenant exposée en mon musée,
En art éternel, fixé au socle du solennel,
L’histoire continue au rythme d’éclaircies,
Qui viennent en conquête éclairer
Le mobile d’une vie, d’un arc-en-ciel,
Courbé en sept, et faire sourire mon coeur,
Pour qu’il s’allume et danse en fête,
Le coffre-fort s’autorise une ouverture,
Et délivre ses trésors avec ferveur,
À celui qui se cherche depuis si longtemps,
Au temps suspendu, à la grande aventure.
