Un arbre en fleurs se déployant au-dessus d’une eau paisible

Assis seul au Tilleul,
Au centre du parterre,
En vue du Ciel complice,
L’Orchestre me fait de l’œil,
Chamade en cœur de tonnerre,
À tout rompre l’édifice,
En prière à l’Effeuille,
Mon silence se brise,

Dans le puits de ta voix fébrile,
Je découvre au ton grave,
Le décor de ton Amour subtil,
Les fibres de mon Être frissonnent,
Dans les vibrations de tes cordes,
Charme silencieux vocable,
Fait de tes mots l’irrationnel,
Irruption sensorielle d’une Fable,

Lors, tout se met à danser,
Ondulent les corps subtils,
Épousent le diaphragme,
Et la Nef éprise peut naviguer,
Mon âme s’habille de toi,
Cousu de fils d’Or,
Tes rayons allument le décor,
Mon Être épouse l’émoi,

Dociles à la vague,
Sensuels au Tango,
Nos corps unis,
Battent le tempo,
Du rythme qui vogue,
En cycles de Vie,
De l’imperceptible mouvement,
Aux plus grands Fondements…

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